Qui est Pauline Tantot (Popstantot)
Pauline Tantot, connue sous le pseudo @popstantot, est une créatrice française suivie par plusieurs millions d'abonnés sur Instagram. Avec sa sœur jumelle Mathilde, elle a construit une notoriété internationale autour d'une esthétique balnéaire, solaire, façon mannequin de maillots de bain.
Son parcours n'a rien d'un coup de chance isolé : avant MYM, elle avait déjà bâti un revenu indépendant des marques. Elle fait partie d'une vague de créatrices françaises qui sont passées du statut d'influenceuse Instagram à celui d'entrepreneuse multi-canal. C'est ce qui rend son cas utile à observer si vous lancez votre propre activité de créateur : la plateforme n'est qu'une pièce d'un dispositif plus large.
Khassani Swimwear : le business avant la plateforme
En 2018, Pauline et Mathilde lancent Khassani Swimwear, une marque de maillots de bain. Le positionnement est direct : des coupes minimalistes, une image solaire, et une distribution portée par leur propre audience plutôt que par la pub payante. Leur communauté Instagram sert de canal de vente gratuit.
Le mécanisme est efficace : l'audience construite sur Instagram alimente directement les ventes de la marque, sans coût d'acquisition publicitaire. Les sœurs Tantot portent leurs propres produits, leur feed fait office de catalogue, et leurs abonnés constituent un vivier de clientes prêtes à acheter. La notoriété personnelle devient un actif commercial.
Ce point est central. Quand Pauline arrive sur MYM, elle n'a pas besoin de la plateforme pour exister : elle a déjà une marque, une audience et des revenus. MYM s'ajoute à un business existant. Elle l'utilise comme un canal de monétisation supplémentaire, pas comme un plan de secours. Cet ordre des choses — l'audience et le business d'abord, la plateforme d'abonnement ensuite — est l'élément le plus reproductible de son parcours.
Pourquoi MYM, et comment ça marche
MYM (Me. You. More) est une plateforme française d'abonnement à du contenu exclusif. Elle compte environ 15 millions d'utilisateurs et plus de 400 000 créateurs. Le créateur fixe son tarif d'abonnement mensuel et vend, en plus, du contenu privé à la demande : photos, vidéos, messages.
Le modèle économique explique l'intérêt pour quelqu'un comme Pauline. MYM reverse 75 % des revenus d'abonnement au créateur (et en garde 25 %), et 80 % sur les contenus privés et les pourboires (20 % pour MYM). La relation financière est directe entre le créateur et l'abonné : pas de marque intermédiaire, pas de cachet négocié, pas d'algorithme qui décide de la portée.
Pour une influenceuse qui vit déjà de son image, ce modèle a un avantage clair : il transforme une audience en revenu récurrent, sans passer par un annonceur. Là où une story sponsorisée se paie une fois, un abonnement se renouvelle chaque mois.
La différence avec Instagram ou TikTok est structurelle. Sur ces réseaux, la rémunération dépend de la portée que l'algorithme accorde aux publications, et des budgets que les marques acceptent de débloquer. Sur MYM, le créateur encaisse directement ce que paient ses abonnés. Cela déplace le risque : moins de dépendance aux contrats d'influence, mais une exigence de fidélisation, puisque chaque abonné peut se désabonner d'un mois sur l'autre. Le revenu se construit sur la rétention, pas sur le pic de vues.
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Plateforme française · idéale pour créateurs francophones
Sa stratégie de contenu
L'approche de Pauline sur MYM prolonge ce qu'elle fait déjà sur Instagram. Trois choses ressortent.
Une image cohérente. Le ton et l'esthétique restent les mêmes entre son feed public et son contenu payant. Pas de rupture brutale : l'abonné retrouve la créatrice qu'il suit déjà, avec un accès plus large.
Une segmentation des canaux. Instagram sert de vitrine publique et de canal d'acquisition. MYM héberge le contenu réservé aux abonnés. Le feed gratuit nourrit en continu le contenu payant.
De la valeur perçue, pas du volume. Elle ne mise pas sur la quantité de publications mais sur la qualité et la rareté. C'est la logique d'une marque : exclusivité et cohérence plutôt que flux permanent.
Ce dernier point va à contre-courant d'un réflexe répandu chez les créateurs débutants, qui croient devoir publier sans arrêt pour retenir leurs abonnés. Le pari inverse — moins de contenu, mieux produit — fonctionne quand l'audience paie pour une expérience identifiable, pas pour un débit. Il suppose en revanche une marque déjà installée : sans notoriété préalable, la rareté ressemble surtout à de l'inactivité.
L'image de MYM et la question de la réputation
MYM est souvent assimilée, dans le débat public, aux contenus pour adultes. La réalité est plus nuancée : la plateforme héberge des créateurs aux registres variés, du lifestyle au fitness en passant par des contenus plus sensuels. Pour une créatrice grand public comme Pauline, qui porte aussi une marque commerciale, cette perception n'est pas neutre.
C'est un arbitrage concret à connaître si vous hésitez à vous lancer. S'inscrire sur une plateforme d'abonnement peut influer sur la manière dont des partenaires, des marques ou un public plus large vous perçoivent. Pauline gère ce point en gardant un registre cohérent entre Instagram et MYM, sans rupture de ton : son contenu payant reste dans le prolongement de son image publique, ce qui limite l'effet de surprise. Chaque créateur fixe lui-même son curseur entre exposition et réserve, en fonction de son audience et de ses objectifs.
Ce qu'on peut en retenir
Le cas Popstantot illustre quelques principes concrets pour qui veut se lancer.
- Construisez l'audience d'abord. MYM monétise une communauté existante, il ne la crée pas. Pauline est arrivée avec des millions d'abonnés et une marque déjà rentable.
- Diversifiez les revenus. Marque produit (Khassani), partenariats, abonnements MYM : plusieurs sources qui ne dépendent pas d'un seul canal.
- Utilisez les réseaux gratuits comme entonnoir. Instagram public attire, MYM convertit.
- Visez le récurrent. L'abonnement mensuel est plus stable qu'un revenu publicitaire ponctuel.
Aucun chiffre public fiable ne donne ses revenus MYM précis : méfiez-vous des montants relayés sans source. Ce qui est vérifiable, c'est la mécanique, pas le montant exact qu'elle encaisse.
MYM en bref
MYM est une plateforme française d'abonnement à du contenu exclusif : environ 15 millions d'utilisateurs et plus de 400 000 créateurs. Chacun monétise son contenu via des abonnements mensuels et des médias privés, sans dépendre des algorithmes d'Instagram ou de TikTok. La commission est de 25 % sur les abonnements et 20 % sur le privé et les pourboires.
Pour passer à l'action, notre guide détaille comment devenir créateur sur MYM étape par étape.
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